Les Écritures : révélation de Jésus-Christ

Mis à jour le 14.11.2018 à 10:00
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Mercredi

Les Écritures : révélation de Jésus-Christ

L’Ancien et le Nouveau Testament nous révèlent le Christ

DAVID THOMAS

 

Comment la Bible nous révèle-t-elle Jésus ? La réponse à cette question est vaste, fascinante, encourageante, et potentiellement transformatrice.

 

Pour avoir un aperçu de Jésus dans la Bible, rien ne surpasse, évidemment, les Évangiles. En effet, comme tout lecteur de la Bible le sait, il s’y trouve de nombreuses histoires de ce que Jésus a dit et fait. Ses paroles nous enseignent de magnifiques leçons, et grâce à ses agissements, nous pouvons découvrir son admirable personne. Ses paroles et ses actes nous montrent comment nous devrions nous comporter. Voyons un peu de quelles façons la Bible nous parle de Jésus.

 

SON HISTOIRE

 

Premièrement, nous disposons de récits où Jésus est l’acteur principal. L’histoire de Jésus et de la femme prise en flagrant délit d’adultère, par exemple, est probablement l’une des histoires les plus connues sur Jésus. Une lecture attentive de cette histoire consi- gnée dans Jean 8 montre clairement qu’il s’agissait d’un coup monté pour piéger le Seigneur.

 

Nous avons là une scène troublante : les visages durs des accusateurs, la terreur et la honte de la femme, la curiosité des spectateurs, et Jésus en plein cœur de tout ça.

 

La réaction de Jésus envers la femme est ce qu’il y a de plus révélateur dans cette histoire. Le Sauveur ne la condamna pas, ne la réprimanda pas, ne montra pas ses péchés du doigt, ne prit pas plaisir à souligner ses incapacités. Au lieu de la renvoyer en lui faisant sentir qu’elle n’était désormais plus digne de vivre au sein de la collectivité, il s’adressa à elle avec bienveillance. Il désirait lui restaurer, de la façon la plus efficace et la plus rédemptrice possible, la dignité qu’à l’origine, Dieu avait attribuée aux êtres humains.

 

Dans Jésus-Christ, la façon dont Ellen White commente l’effet de la bonté de Jésus est réconfortante : « Le cœur ému, elle se jeta aux pieds de Jésus, exprimant dans des sanglots son amour reconnaissant, et confessant son péché avec des larmes amères. Ce fut, pour elle, le commencement d’une vie nouvelle, d’une vie pure et paisible, consacrée au service de Dieu(1). »

 

Cette histoire poignante nous apprend non seulement comment Jésus se comportait en face du mal, mais aussi comment il travaillait, autant que possible, en vue de la rédemption. Nous y apprenons que la bonté ouvre souvent la voie vers la transformation, que Jésus a la puissance de transformer les vies, et qu’il est toujours à l’affût des occasions et des façons de le faire.

 

SES PAROLES

 

Deuxièmement, nous pouvons examiner les déclarations de Jésus consignées dans les Évangiles. Ici, nous nous arrêterons sur ce qu’on pourrait appeler de courts adages plutôt que des leçons plus considérables. En voici un exemple : « L’homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur, et le méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor ; car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle(2). » (Lc 6.45)

 

Voici une vérité fondamentale au sujet de la vie : ce que nous enfouissons au plus profond de notre être –le cœur– finit, tôt ou tard, par se manifester aux yeux de tous. Si nous marchons dans les voies de la bonté et de la justice, nous agirons conformément à cette disposition.

 

Et si nous nous livrons au mal et à des actes répréhensibles, notre vie, à coup sûr, en témoignera. Il va presque sans dire que ceux qui désirent être dans le royaume de Dieu feront preuve de prudence quant aux choses auxquelles ils consacrent leur temps et leur attention, car ces choses exerceront immanquablement une influence sur eux.

 

SON IDENTITÉ

 

Troisièmement, ce que Jésus a dit sur son propre compte nous permet de mieux le connaître. Ses déclara- tions sont significatives car elles nous révèlent la perception qu’il avait de lui-même. On trouve plusieurs de ces déclarations personnelles –particulièrement dans l’Évangile de Jean.

 

Dans Jean 5.17,18, Jésus déclare :

 

« Mon Père agit jusqu’à présent ; moi aussi, j’agis. À cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu. » Nous avons là une déclaration très claire de la bouche même de Jésus sur son propre compte, une révélation de première main de son identité.

 

Jésus déclara qu’il n’était pas un être humain ordinaire, qu’il avait plutôt des liens directs avec l’éternité –avec Dieu, qu’il appelait son Père. Il affirma donc clairement sa divinité– un message sur lequel ses détracteurs ne se méprirent pas. Pour eux, cette auto-description était si blasphématoire, si choquante, qu’ils décidèrent de le tuer.

 

Cette déclaration auto-révélatrice de Jésus soutient notre croyance chrétienne en sa divinité –une vérité essentielle par rapport à sa capacité de nous sauver.

 

SES SERMONS

 

Quatrièmement, une étude des enseignements plus étendus de Jésus consignés dans les Évangiles nous ouvre un trésor de connaissance sur son compte. Le Seigneur enseignait certaines choses au moyen de paraboles, dont plusieurs sont bien connues, même à ce jour. La parabole de Luc 18.1-8, bien que moins connue, recèle une merveilleuse leçon.

 

Les personnages en sont une veuve –l’une des membres les plus impuissants de cette société– et un juge inique. Comme le juge refusait de lui faire justice, la pauvre veuve, déterminée à ce qu’il lui fasse justice de sa partie adverse, l’importuna à un point tel qu’il finit par y consentir, rien que pour se débarrasser d’elle.

 

Voilà une parabole intéressante ! Intéressante non seulement en raison de la tension produite par les injustices en matière de statut social et de puissance qu’on trouve dans cette histoire, mais aussi à cause de la leçon qu’elle enseigne par comparaison. Le message, c’est que nous devons être non comme le juge, mais comme la veuve. Et la leçon ? Elle est clairement mentionnée au tout début de la parabole : « Il faut toujours prier, et ne point se relâcher » (v. 1).

 

La parabole de la veuve et du juge inique nous apprend que la constance et la persévérance sont des caractéris- tiques, ou qualités, que Jésus apprécie. Elle nous dit que si nous veillons à développer la constance, celle-ci nous servira bien au cours de notre vie difficile et agitée ici-bas. Souvent, un petit problème nous amène à douter et à nous plaindre. Nous nous demandons si Dieu s’occupe encore de nous... Cette parabole nous montre que la prière et la persévérance sont une combinaison sûre qui nous aide à tout supporter. Par cette parabole et d’autres encore, nous en apprenons davantage sur Jésus.

 

Bien entendu, n’importe quelle autre parabole a un impact positif sur nous. Ceci dit, poursuivons notre quête d’une réponse à notre question initiale : « Comment la Bible nous révèle-t-elle Jésus ? »

 

LE TÉMOIGNAGE DES AUTRES

 

Cinquièmement, les commentaires de ceux qui accompagnaient le Seigneur, et qui, par conséquent, s’étaient fait une opinion de lui, approfondissent notre connaissance de Jésus. C’est là une preuve importante parce qu’elle nous vient des témoins directs des agissements de Jésus dans la vie de tous les jours.

 

L’un des commentaires les plus profonds et les plus intéressants de cette catégorie, c’est celui de Jean, le disciple bien-aimé (Jn 1.1-3). Pour bien des individus, cette formulation pose problème parce que le langage semble quelque peu particulier. Mais il révèle une très grande vérité : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » (v. 1)

 

Jean avait été avec Jésus. Il l’avait vu à l’œuvre, avait écouté ses enseignements, et observé le Maître à la lumière des Écritures établies. Il en vint à la conclusion remarquable que Jésus était Dieu –ce qui va complètement à l’encontre de tout ce que nous considérerions comme normal. Les preuves étaient tellement irréfutables que l’apôtre en vint immanquable- ment à cette conclusion.

 

Selon cet épisode extrêmement révélateur, Jésus n’était pas qu’un autre être humain. Il était, selon ses propres termes, le Fils de Dieu. Ceux qui s’associaient à lui comprenaient clairement cette affirmation.

 

Jusqu’ici, les exemples que nous avons mentionnés dans notre tentative de voir de quelle façon Jésus est révélé dans la Bible sont simples et faciles à trouver. Ils nous renseignent sur son compte de plusieurs façons évidentes et claires.

 

SES PROPHÉTIES

 

Une autre partie des Écritures qui nous révèle Jésus –plus compliquée que les autres– nous donne de nombreux aperçus supplémentaires. Elle émerge de la discussion du concept d’un sauveur, ou Messie.

 

Les chrétiens attestent qu’en la personne de Jésus, nous avons l’accomplissement de nombreuses et différentes promesses –particulièrement dans l’Ancien Testament– au sujet d’un Messie à venir. Lorsque nous relions Jésus à ces promesses, nous disposons d’une abondance d’information vraiment intéressante. Cette information remonte au livre de la Genèse, où une première promesse a été faite à Adam et à Ève immédiatement après leur désobéissance, par le biais de la malédiction prononcée sur le serpent : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. » (Gn 3.15)

 

Nous avons ici une idée – dans sa forme la plus embryonnaire –de la première des nombreuses autres promesses de délivrance de la malédiction du péché, grâce à Jésus.

 

Ainsi, la Bible nous parle de Jésus de multiples manières ! Ce grand livre comporte de nombreux genres de réflexion, mais un seul thème central. Au fil de l’histoire, Dieu a agi de façon décisive en la personne de Jésus-Christ, par qui nous avons la rédemption. Soyons donc de ceux qui, avec constance, croient !

 

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1 Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 457.
2 Sauf mention contraire, toutes les citations des Écritures sont tirées de la version Louis Segond 1910.

 

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David Thomas, titulaire d’un doctorat en pastorale, est doyen de la faculté de théologie à l’Université Walla Walla, à College Place, dans l’État de Washington, aux États-Unis.