FSRT : Pour contrer les statistiques, week-end couple 2018 version 2.0

Mis à jour le 06.12.2018 à 17:11
FSRT : Pour contrer les statistiques, week-end couple 2018 version 2.0

Rickson Nobre, d’après les propos de Gilbert Grezet. / Adventiste Magazine.

La situation n’est pas simple. Les divorces en Suisse sont de plus en plus nombreux. En 1980, il y a eu 10 910 divorces prononcés (1,7/00 habitant ; 1 divorce pour 3,2 mariages).

 

Mais les choses empirent : 30 ans plus tard, en 2010, ce sont 22 081 divorces qui ont été prononcés, soit plus d’un mariage sur deux (1 divorce pour 1,95 mariages). Pour l’année 2016, le taux de divorce a été de 41,5 %. Ces chiffres laissent présager qu’en 2018 les choses ne s’amélioreront pas. La durée moyenne des mariages est actuellement de 15 ans. Notre église n’est malheureusement pas épargnée de ce fléau!

 

Le département famille de la FSRT met son grain de sable pour aider les hommes et les femmes de nos communautés. Huit de nos couples se sont retrouvés pour une nouvelle édition du week-end du 23 au 25 novembre au Chalet des Bosquets aux Diablerets, dans le canton de Vaud. Cette activité n’est pas nouvelle dans notre fédération. En fait, entre 2007 et 2016, il y a eu 7 rencontres. Pendant cette période, 60 couples ont pu profiter de l’événement et, si besoin, être suivi par la suite.

 

Après une pause en 2017, le week-end couple était de nouveau d’actualité, mais autrement, vu le frénétique changement sociétal qui interfère dans la famille et dans le couple. Les sujets sont restés les mêmes, mais avec une nouvelle approche… c’était donc la version 2.0. Cela a permis à d’anciens participants de refaire partie de cette « escapade » pour le bien de leur couple.

 

Pendant le week-end, les couples travaillent, puisque les présentations sont désormais assez courtes, laissant ainsi la place à des exercices très variés pour les inciter à discuter à deux sur certains points de leur relation. Cette année, cette manière de faire a été spécialement appréciée.

 

Voici le témoignage d’un couple qui y a participé pour la première fois :

 

« Nous avions réservé la date depuis le mois d’octobre. Nous avions envie de vivre un week-end pour nous. Sortir de la maison, de l’interminable liste des choses à faire… et ne penser qu’à nous. Sans enfants, sans engagements ailleurs, et dans le calme, pouvoir se parler, communiquer, faire le point, continuer à construire, être à l’écoute, avoir du temps pour l’autre, pour le « nous ».  Ce week-end couple a été à la hauteur de nos attentes. Avec une cuisine délicieuse, une ambiance très sympathique, et des activités dynamiques, nous avons pu aborder autant des sujets personnels dans l’intimité de notre couple, que des sujets en groupe avec des conseils pratiques. Tout cela a permis de nous enrichir énormément. Nous avons aussi apprécié le partage informel entre tous, qui s’est passé dans un bon climat de confiance, très agréable.  Sans dévoiler les surprises qui pourraient vous attendre si vous participez à ce week-end, laissez-vous surprendre et ainsi vous redécouvrir mutuellement, et pour vous poser des questions qui vous permettront d’avancer d’un même pas vers une vie à deux plus riche, plus épanouie. À refaire avec plaisir ! A quand le week-end couple 3.0 ? »

 

Gilbert Grezet, responsable du département famille, épaulé par sa femme Yolande, organisateurs du week-end, déclare aussi que le « focus de ces week-ends est d’enraciner dans les couples que la qualité de la relation peut toujours progresser. Même si le couple va bien, il faut le travailler ! ». On évite les divorces quand le couple travaille en faveur de sa  relation, quand les choses vont encore bien. Il explique donc que ce week-end n’est pas les « Soins Intensifs » d’un couple qui est au bord de la rupture, puisque cela exige un travail de plus près, avec le soutien certes de l’église, du pasteur, du département famille, mais surtout d’un conseiller conjugal. Le plus important est de se prendre en charge et ne pas laisser tomber sans avoir essayé de reconstruire.

 

Un grand merci à l’équipe de ce département, sans oublier que depuis toujours, Idelette et Daniel Salzmann ont été toujours présents, indéfectiblement, pour aider à la cuisine et dans le soutien logistique de l’organisation.

 

Par la grâce de Dieu et le travail de chaque mari et femme, controns les statistiques de ces foyers brisés par les divorces et ses conséquences sur les « ex-partenaires », enfants, famille, église et la société en général.